INTERVIEW DE VENDETTA


Pour combler votre bonheur, APATRIDE a interviewé les rédacteurs de VENDETTA, un fanzine punk toulousain qui ratisse large en parlant de TOUT le mouvement punk , du punk-rock au crust, en passant par le psycho et le hard)core.... Profitons en pour dire que la mise en page de l'interview est d'eux, je ne suis donc en aucun cas responsable du chef d'oeuvre ou de la catastrophe qu'ils ont pondus (tiens, ca va vous soulager de pas trouver de "note de la rédaction" après chaque mot). A l'heure ou j'écris ces lignes, j'aimême pas encore lu leurs réponse.


* Je pourrais avoir un historique de Vendetta? COmment vous est venu l'idée de faire un zine? Avec qui? Vous êtes combien à participer à la rédaction de VENDETTA?

Le premier numéro est sorti en Septembre 2000. La decision de le faire datait de mai à peu près, il a été préparé pendant l'été. Puis on a voulu sortir un numéro tous les quatre mois, qui est fait pour l'instant, le numéro quatre sort début Octobre 2001, et un numéro spécial bande dessinée aura vu le jour entre temps (limité à 105 exemplaires, couverture gravée sur platre). L'idée est venue en lisant d'autres zines, ca c'est clair, après il n'y a aucune motivation explicite à part de sortir régulierement, ce qui est quand même assez rare en France il semble, et de le faire à quelques un pour essayer d'avoir une certaine ouverture, qui vient surtout du fait que personne n'ecoute la même chose, mais que nous nous retrouvons autour du punk. L'identité du fanzine se contruit de numéro en numéro.
Le "bureau politique" (choix de l'orientation, des interviews, de la maquette, réalisation et financement) se compose d'un nombre très restreint de personnes, Axel et Raskal nous filent des dessins, et après des gens nous filent des coups de main (traductions, chroniques, distribution, site, promotion...merci à eux!), ce que nous essayons d'encourager, car ceux qui nous aident le font parce que ca leur fait plaisir, nous ca nous fait moins de bouloot et le zine est plus complet, ce qui ne peut qu'interesser le lecteur. DOnc tout le monde est content.

* Avez vous eu des problèmes pour faire paraitre votre zine? Est-ce que ca a été un dur handicap? Comment vous en êtes vous tirés?

Il y a deux problèmes à sortir régulierement tous les quatres mois, en oubliant bien sur le temps et l'energie que ca bouffe: on est tout le temps à la bourre pour respecter l'échéance donc on a pas le temps de relire avat qu'il sorte, d'ou un grand nombre d'imprecisions et de coquilles, mais ces défauts devraient s'amenuiser avec le temps... Par contre il y a toujors l'eternel problème du financement! On ne se rembourse absoluement pas, et on est pas encore arrivé à sortir un nméro sans y mettre de notre poche (c'est à dire le sortir avec l'argent des ventes des numéros precedents), mais à se niveau là les abonnements aident beaucoup, ca permet d'avoir une rentrée d'argent relativement importante. Même si c'est galère, l'autofinancement reste primordial, et on refuse le systeme des pubs (même si on peut en voir dans des zines à l'attitude irréprochable, ce qui n'a l'air de choquer personne): d'abord parce que c'est pas beau et ensuite comment veux tu chroniquer convenablement un disque quand le label te file des thunes? Un autre "problème" est qu'étant plusieurs à le faire, des fois c'est dur d'être d'accord....

* A combien d'exmplaires tirez vous votre zine?

Voyons, on ne demande pas son age à une dame! Non, sinon on est à deux cents exemplaires de chaque numéro, ce qui n'est pas si mal puisque jusqu' ici ils osnt quasi tous partis quand on sort le numéro suivant, c'est à dire en quatre mois. Bon, ca c'est combien on en distribue, après combien on en vend... On préfère pas savoir! Après il y a le décalage des chroiques: quand le numéro 1 est sorti, pleins de zines l'ont chroniqué et donc des gens nous l'ont acheté, et 8 mois plus tard on sortait le numéro 3 mais il y a des zines qui chroniquaient encore le numéro 1, et personne n'a encoreparlé du trois! Donc ca freine un peu, parce que nous, c'est le trois qu'on veut vendre.... en attendant le quatre.

* Dans votre zine, vous chroniquez aussi bien des trucs de oi! que du garage ou du crust, c'est rare! VOus pensez quoi des scènes crust/grind et street/oi!? Vous pensez pas qu'il y a un manque d'unité en tre elles? Quelles rapports entretiennent les deux "tribues" à Toulouse?

Je ne sais pas trop si c'est si rare que ca, d'autres l'ont touours fait et le font encore, à commencer par Earquake. Et puis, ce n'est pas si ouvert que ca en fin de compte, par exemple il n'y a pas de hip-hop, alors qu'il y a des groupes qui ont l'air très interessants qui commencent à faire des concerts avec des groupes punks, ou à être distribués dans les mêmes circuits. Mais nous esperons pouvoir en parler convenablement un jour. Nous voudrions ne pas considerer les scènes crust/grind et street/oi! ou d'autres en tant que telles, mais plutot de considerer une scène qui se définirait par son attitude (mode de distribution, type de concerts...) quelque soit la musique jouée. BOn ca c'est bien joli, mais en pratique les gouts musicaux l'emportent toujours plus ou moins, ce qui fait qu'on arrive des fois à parler de musiques qui nous fon tplaisir, alors que d'un point de vu purement objectof ces groupes n'ont rien à fair enulle part. Et encore une fois, chacun a sa propre vision de ce qu'il veut faire, qui n'est pas tout à fait la même que celle de l'autre, d'pù parfois des positions qui peuvent paraitre contradictoires dans le zine... c'est la vie!
Sinon rien à dire de ces deux scènes, l'une étant peut être traditionnellement plus politisée - et moin business - que l'autre (sauras tu retrouver laquelle?), certains d'entre nous ecoutent une et pas l'autre, les deux, ou aucune des deux.
Encore une fois, prendre une musique pour seul critère d'unité ne veut rien dire!! Enfin, ca depend evidement de quel point de vue on se place. Pour citer Opstand: "l'unité c'est un truc de rugbymen. On laisse nos idées au vestiaire et on continu de se pisser dessus sous la douche". Des skins nazis unis avec des skins pas naziz, c'est n 'importe quoi... APrès une unité punk, skin, crustie...anti nazis ou antiprofit, il n'y a pas de problème. Comment sont elles unifiées en pratique? ca doit dépendre de l'endroit. Sur Toulouse et la région, il commence à y avoir des groupes de oi! mais on ne connait pas de groupe de streetpunk, il y a des groupes de punk, de HC, de crust, de grind, de garage... On ne peut pas vraiment parler de deux tribues, du moins pas avec la dichotoms que tu utilises. Une difference peut être entre les hardcore kids en casquette et en short qui von tvoir des concerts dans les bars et les punks à chiens et de scruts qui vont en voir d'autres dans les squats, mais on peut surement trouver d'autre differences... Mais comme c'est assez galère d'organiser des concert (le lieu etant toujorus un important problème), ca arrive que de sgorupes de differents styles jouent ensemble, parce que les gens qui se bougent pour organiser des trucs c'est aussi bien des creteux que des rasés que des casquetteux et donc le pulic est un peu mélangé, il n'a pas vraiment moyen de fair ela fine bouche. On peut citer la moumoutt' prod, l'asso6 et tous les gens qui ouvrent des lieux. Sinon, pour le folklore il parait qu'il y a beaucoup de chiens à Toulouse.

* Vendetta parle de musique, et seulement de musique. Pourquoi avoir fait ce choix en "délaissant" le coté politique du punk (même si vos opinions transparaissent)?

Je ne pense pas que Vendetta parle seulement de musique. D'ailleur il y a un problème de math dnas le numéro quatre! Blague àpart il me semble qu'on essaye de mettre l'accent sur la facon dont la produite, on s'interesse souvent aux textes des groupes (quand il y a quelque chose à dire bien sur).... Ce ui est le coté politique du punk, non? Mais cette perception depend de la personne qui lit. Des gens nous ont reproché de ne pas faire de politique dans Vendetta et d'autres que Vendetta etait un fanzine trop politisé!! Donc on ne se pose plus de question et on continue notre chemin naturellement. Mais je ne pense pas que l'on puisse dire que l'interview de Sin Dios ou celle d'Alcatraz par exemple étaient purement musicale, après c'est sur qu'on aurait pu mettre l'accent sur la position de l'anarcho syndicalisme en Espagne ou quatre pages sur Kronstdt, mais on ne veut pas faire un fanzine de propagande ou de reflexion politique pure. Certaind 'entre nous en font déjà duffisament à coté, d'autres s'en foutent royalement et on fait un zine, c'est tout. Il y a aussi des interviews qui ne parlent pas du tout de politique, et alors? Quand c'est bien fait, c'est même plus interessant que les slogans mis bout à bout comme c'est souvent le cas. D'ailleur en general les gens uqi nous repprochent de ne pas dessiner des drapeau noirs ou des conneries comme ca à toutes les pages sont rarement des militatns! Et je ne suis pas sur uqe l'on puisse arriver à quelque chose d'ideologiquement satisfaisant en melangeant totalement musique et politique. Je veux dire que quand tu chroniques des disques, tu es obligé de faire des concessions par rapport à une ligne politique dure... ou alors tu ne chronique que 3 disques par numéro, et encore.... c'est un choix.

* VOus pensez quo ide l'apolitisme?

Pffff qu'est ce qui n'est pas politique? Contrairement à ce que pense beaucoup de gens, même une position "basique" comme l'opposition au fascisme est une position politique. A partir de la, des gens se diront apolitiques alors qu'ils ne le seront pas, d'autres se diront politiques mais ils diront n'importe quoi.... par contre, et je pense qu ec'est ca dont tu veux parler, un groupe qui se dit apolitique au point de ne pas être capable de prendre de position anti fasciste, c'est soit des fascistes soit des... et dans l'un ou l'autre cas nous n'avons rien à faire avec ces gens là. Mais l'apolitisme est une notion peu claire, c'est souvent vis à vis de l'antifascisme que se regle cette question, voire de l'anticapitalisme, mais par exemple si on decretait que toute personne qui n'a pas de position tranchée sur les critiques de la gauche communiste allemande par rapport à la politique de Lenine à St Petersbourg en 1917 est apolitique, je crois que pas mal de pourfendeur d'apolitiques seraient assez mal.......

* Un mot de la fin? Une blague? Un truc à ajouter?

Merci à toi (et à Aurélie) pour cette interview, c'est la première qu'on fait, c'est cool. J'espère qu'on a ete assez clairs, n'hésitez pas à nous contacter si vous voulez des precisions supplementaires. Les previsions sont: toujours un numero tous les quatre mois, d'autres hors serie, essayer de sortir des skeuds (un CD discographie de Shatter The Myth est prevu) nouer plus de contact à l'etranger, moins de fautes d'orthographe, arreter de se ruiner, ameliorer la mise en page...
Une blague? Vendetta le fanzine qui rigole pas.
BOn courage à toi.
Les echnages sont les bienvenus, encoyez vos zines, skeuds ou autres.

CONTACT VENDETTA:
Vendetta,
9 rue des champs Élysée
31000 Toulouse

Mail: vendetta@vendetta.propagande.org

Site: http://vendetta.propagande.org