DYNAMITE

 

1) Peux-tu te présenter, un zine étant souvent très lié à la personnalité de son auteur

Je peux ! Yanic, 23 ans, infographiste tendance chômeur.

Je m'occupe du mini-zine Dynamite (10pA5)qui existe depuis mai 98. Les sorties se situent actuellement tout les 3 ou 4 mois, après 3 premières années stakhanovistes avec un nouveau n° tous les 2 mois. Parallèlement au zine, je m'occupe du label Dynamite Records, et de la liste de distribution associée. On retrouve toutes ces activités sur le site web Dynamite (http://dynamite.lautre.net).

 2) Puis-je avoir un petit historique de Dynamite ? L’as-tu toujours fait seul ? Es-tu seul par choix ou par la force des choses ?

Au moment de la création de Dynamite, je faisais une émission de radio punk, et le zine en était un bon complément. Par la suite, j'ai du abandonner la radio faute de temps, mais j'ai continué le zine. En effet, je l'ai toujours fait seul, avec seulement l'apport ponctuel de Sylvie (qui fait également une émission punk sur Radio Canut, la radio est une grande famille !) sur quelques n° il y a quelques années. Je fais Dynamite seul par choix, car le "style" de Dynamite étant fortement lié à ma personnalité (j'aime pas la neutralité !), je vois mal comment je pourrais partager le rédactionnel. Si je m'associais avec quelqu'un d'autre, ce serait uniquement pour lui faire taper les chroniques et faire les envois ! Il me faudrait un (ou une !) stagiaire, en fait !

 3) Pourquoi une feuille d’info et pas un zine ?

A mon sens, Dynamite n'est pas une feuille d'info, car il n'est tout simplement pas constitué "d'infos", mais de chroniques et d'une interview, comme un vrai zine, mais en plus petit, quoi !

J'ai choisi ce support pour 2 raisons : premièrement, ça me permet d'en faire quelque chose de gratuit, qui circule bien, et que je peux tirer facilement à 300 ou 400 exemplaires, et ainsi être plus lu que pas mal de fanzines. Et seconde raison, car un "vrai" zine représenterait un temps de réalisation plus important, que je n'ai plus la possibilité d'assurer, en plus de mes autres activités.

 4) J’ai l’impression qu’il y a beaucoup moins de feuilles d’info punks aujourd’hui qu’il y a quelques années. as-tu cette impression et si oui as-tu une explication ?

C'est normal, tu as vu à quel point c'est rebutant, une feuille d'info ?! Pour se farcir une page recto-verso de "machin a sorti un nouvel album – envoyez un timbre pour recevoir la liste de distribution de truc – The Trucmuches a splitté, 2 des membres jouent maintenant dans The Machinchoze, etc", il faut vraiment être motivé ! Déjà moi, ça me plombe passablement, alors le lecteur lambda, je comprends son désintérêt ! Par contre, je note qu'il existe depuis quelques années des minizines intéressants, à commencer par Plus Rien, ou Fils de Crevure plus récemment, qui remplacent à mon avis avantageusement les feuilles d'infos.

 5) Un « common zine » (yeah) avec human disaster est sorti dernièrement. Peux-tu nous en dire un peu plus (pourquoi, comment...)Tu avais fait un split zine il y a quelques années non? qu’est-ce qui te plait là-dedans ?

Alors, le common-zine avec Human Disaster est un zine de 64p A5, avec des interviews de Sick On the Bus, Ordures ioniques, Anti-Flag, Skinflicks, Havoc Records, Cider Breakfast, etc, plus d'habituelles pages de chroniques. Je lui ai donné le terme de "common-zine", car toutes les parties sont mises en commun et alternées, il n'y a aucune forme de séparation entre nos parties. De plus, quand on se connaît et s'apprécie depuis longtemps, il serait dommage de se tourner le dos dans un zine ! J'avais effectivement fait un split-zine avec le zine hardcore "Silence means death" (aujourd'hui "I turned into a martian"), mais je suis très mécontent de ma partie. J'avais voulu le faire tout en conservant la parution habituelle du minizine tout les 2 mois, donc au final, j'ai manqué de contenu pour le split-zine, et le résultat s'en est ressenti (j'en ai par contre retenu la leçon pour le common-zine, afin de ne pas faire deux fois la même erreur). En plus, un split-zine, moitié punk / moitié hardcore, c'était tellement rare que ça m'intéressait beaucoup !

Ce qui me plait là-dedans, c'est de proposer au lecteur un contenu un peu différent de ce qu'on peut réaliser tout seul. Et puis il y a le plaisir du travail en commun (avant et après la sortie du zine), et ça, c'est très agréable quand on a l'habitude de faire son truc dans son coin. Enfin, là, je parle plus pour le common-zine avec Human Disaster, car au niveau du split-zine avec Silence means Death, à cause de problèmes de temps et de distance, la collaboration a été minimale, mais ce serait à refaire, je suis sûr qu'on s'y prendrait différemment.

6) Une version anglaise de Dynamite était en projet. L’as-tu fait ? pourquoi ce projet ?

La version anglaise de Dynamite est mon seul projet qui n'ait pas abouti. Je m'y étais attaqué, mais la tâche était un peu plus ardue que je ne me l'étais imaginé. En fait, je me suis aperçu à cette occasion que j'utilise en français beaucoup de phrases assez longues et de tournures difficiles à traduire à mon niveau, sachant que je ne peux pas me vanter non plus d'un anglais courant. Donc si je dois simplifier les textes, ça perd à mon avis un peu de son sens. Et ensuite viennent des problèmes de temps. Disons que c'est mon projet le moins urgent !

Le but de ce projet était de pouvoir dépasser les frontières francophones, voir les retours possibles et créer de nouveaux contacts à l'étranger. Pas vraiment de finalité, en fait, juste la passion !

 7) Tes idées politiques (que certains qualifient de "dogmatiques", que je qualifie "d’intègres") transparaissent beaucoup dans tes chroniques. N’as-tu jamais eut l’envie de faire des textes/interviews purement politiques dans Dynamite? t’as-on reproché ta politisation ?

Tiens donc, je n'ai encore jamais lu de chronique qualifiant mes positions de "dogmatiques". Peut-être ai-je été chroniqué dans le Figaro ?!

En fait, Dynamite est un zine musical avant tout, même si la politique peut y être transparaître plus ou moins fortement selon les sujets que je peux être amené à évoquer. De là à faire un zine politique, c'est complètement autre chose ! Je ne pense pas avoir toutes les connaissances nécessaires pour pondre des articles suffisamment fouillées, documentés et argumentés, et proposer quelque chose de suffisamment pertinent et original par rapport à ce qui existe déjà dans la presse militante ou anarcho-punk. Quoique la presse anarcho-punk française (à l'exception de Street Trash), je vois pas trop en quoi elle est différente du reste des fanzines punks, à part qu'on y retrouve plus de collages et des petits logos radicaux un peu partout.

Non, on ne m'a jamais reproché ma politisation. Dynamite ne s'est jamais revendiqué apolitique, à ce que je sache, non ?!

 8) Tu es plus branché punk-rock qu’anarchopunk ou autres musiques sensées être plus politisées. Pense-tu être plus lu par des "punks-rockeurs" que d’autres fanzines (à part Worst bien sûr), trouve tu ce milieu si apolitique et bœuf que sa réputation ?

Alors, déjà, le fait d'être beaucoup plus branché punk-rock qu'anarcho-punk, je n'en suis déjà pas du tout sûr ! J'aime clairement les deux, et j'ai déjà eu l'occasion de dire dans le zine tout le bien que je pense de groupes anarcho-punks comme Anti-Product, Harum Scarum ou Aus-Rotten. De même, j'aime beaucoup le hardcore old-school (même si je connais un peu moins cette scène), d'ailleurs pendant que je faisais l'artwork du split-EP Bad Nasty / Dick Spikie j'écoutais en boucle et en alternance Youth Of Today ("break down the walls") et René Binamé ("Kestufé du week-end") ! D'ailleurs, pendant que je tape cette interview, je suis en train d'écouter  l'Anthology de Nausea (merci Unixpunx de me permettre de découvrir autant de groupes !)

Je suppose que tu dis ça à cause des chroniques du zine, qui sont majoritairement punk-rock. Seulement, il faut savoir que depuis un an ou deux, je n'achète quasiment plus de disques. Donc, les chroniques correspondent majoritairement à des disques reçus en promo, ou récupérés par le biais d'échanges entre labels, ou piochés sur Internet. Les chroniques du zine ne correspondent donc que partiellement à mon éventail musical punk (au sens large), sachant que pour des raisons de places, je suis parfois obligé de privilégier les disques reçus en promo par rapport à d'autres disques que j'ai pu acheter ou récupérer.

Alors, concernant le fait d'être plus lu par des punk-rockers que d'autres fanzines, je m'en fous complètement, je ne me pose même pas la question. D'ailleurs, pour être honnête, je ne comprends même pas la question ! Est-ce que tu sous-entends que je fais des chroniques de punk-rock car je sais que je suis lu par des punks-rockers, ou parce que le style de Dynamite est plus ciblé punk-rock que d'autres zines que j'attire plus de punk-rockers ? Non, décidément, je ne vois pas, de toutes façons, chacun prend dans Dynamite ce qu'il a à prendre, je n'ai sûrement pas envie d'être LE zine d'une sous-branche. Concernant le milieu punk, il est vrai qu'il y a beaucoup de choses à lui reprocher. Entre les groupes de punk-rock très français pour qui le punk est juste un loisir du week-end, et les punks à chiens qui n'ont jamais de quoi payer une entrée à 5 euros alors qu'ils viennent de vider 2 packs de bières, il y a effectivement beaucoup de choses à redire. Mais quand on regarde entre les deux, on se dit qu'elle est quand même pas si mal, cette scène punk ! Enfin, personnellement, j'aimerais bien lui voir un peu plus de conscience et d'action politique, mais sans tomber si possible dans l'esprit prétentieux supérieur des anarcho-crusties si dédaigneux du punk.

 9) Tu t’es fait une réputation (justifiée) de ne pas être tendre dans tes chroniques. Cela t’as t-il déjà provoqué des problèmes, des menaces? (des noms! des noms !)

Actuellement, en fait, ça se passe plutôt bien, sans remous particuliers. Probablement que les gens se sont habituées au "style" de Dynamite, que les lecteurs savent ce qu'ils vont y trouver, et que les groupes ou labels qui envoient leur promo jouent le jeu, en étant conscients qu'ils ne sont pas assurés d'une chronique positive, comme dans beaucoup de fanzines ou la neutralité et/ou l'enthousiasme est trop étudié pour être honnête. Au contraire, je reçois de plus en plus de courriers où la personne me dit qu'elle m'envoie son zine ou la démo de son groupe, justement pour avoir un avis objectif. J'ai probablement le tort de penser que la scène punk doit reposer sur des rapports francs et sincères entre ses acteurs. A partir de là, je me vois mal me forcer à être positif dans toutes mes chroniques, pour ne froisser aucune susceptibilité, ou être assuré de continuer à recevoir la promo de tel ou tel label. A ceux qui disent que c'est facile de critiquer, je leur réponds que c'est encore plus facile de dire du bien de tout le monde ! Par le passé, j'ai effectivement eu quelques courriers un peu acides, ou une prise de bel lors d'un concert, avec toujours les mêmes arguments, façon courrier des lecteurs de Maximum Rock n' Roll : "oui, tu peux écrire ce que tu veux sur mon groupe, mais t'avais pas le droit d'écrire ça", ou alors "tu nous connais pas, donc tu peux pas nous juger !". Au final, rien de bien méchant quand même, juste 4 ou 5 cas en 5 ans. Niveau menace, j'ai juste eu droit il y a trois ans à un coup de fil du tourneur (ou ancien tourneur ?) des Sales Majestés, basé à Montpellier (membre d'une asso et d'un groupe de là-bas, je n'en dirais pas plus) qui n'avait pas aimé une petite brève au sujet des Sales Maj', et s'était promis de me créer des ennuis. J'attends toujours, et de toutes façons, il faut bien un peu de piment à la vie de fanzineux !

Par ailleurs, il y a quelques semaines, j'ai reçu un droit de réponse du groupe breton Commando Banane, qui me traite globalement de censeur fasciste car je n'ai pas aimé du tout leur morceau sur la compil Breizh Disorder 2 ("le Front national c'est Nulachier […], la guerre c'est Nulachier, les militaires c'est Nulachier…"). Je n'en dis pas plus, je publierais avec grand plaisir leur droit de réponse dans le prochain Dynamite, non pas car je m'y sens obligé (déontologie ?!) mais plutôt car j'ai trouvé ça suffisamment drôle pour en faire profiter les lecteurs !

 10) Tu fait également "Dynamite records". Peux tu 1) faire un petit topo des sorties passées/à venir 2) m’expliquer ce qui t’as motivé à faire ça, comment tu choisis les groupes, comment tu t’organise, quels problèmes tu rencontres ?

Les sorties passées sont relativement peu nombreuses, puisqu'elles se limitent pour le moment au MCD d'Ironix "Huma Frenezo" et au split-EP Bad nasty / Dick spikie, sorti en avril 2003. Au niveau des motivations, je dirais l'envie de faire découvrir des groupes (en l'occurrence Ironix pour la première production) qui me bottaient carrément, et puis l'envie de m'investir encore un peu plus dans la scène. Pour le moment, le choix des groupes s'est fait de façon affinitaire, mais je n'en fais surtout pas une règle, et je n'aurais aucun problème à sortir un disque d'un groupe dont je connais aucun des membres, tant que le groupe me plait, tourne un minimum, et que je suis à peut près sûr qu'il ne va pas splitter deux semaines après.

Au niveau de l'organisation, je me débrouille comme je peux, en fonction de mon temps disponible. Je suis tout seul pour faire le boulot, donc forcément, les choses ne vont jamais aussi vite que je le voudrais, notamment au niveau du temps passé à la promo, aux envois, à la gestion de la liste de distro, etc. En fait, avec le label, contrairement au zine, j'aimerais beaucoup pouvoir bosser avec une seconde personne, ce qui permettrait de donner une certaine stabilité au truc, et pouvoir gérer plusieurs projets en même temps. Que les gens suffisamment impliqués (branleurs plein de bonne volonté, s'abstenir !) sur Lyon me le fassent savoir !

Je ne peux pas dire que je rencontre véritablement de problèmes, si ce n'est que la distro n'est pas encore assez fournie pour tourner correctement, et des disques qui dorment dans un bac, c'est de l'argent bloqué que tu ne peux pas réinvestir pour financer les productions suivantes. Et puis si il y avait des concerts à Lyon régulièrement, ça pourrait m'aider, mais c'est quand même loin d'être le cas ! Sinon, il faudrait que j'emmène mes bacs lorsque je vais à des concerts à Genève, ou comme pour le festival Rude Boy Unity de l'année passée, mais si je me fais chopper à la douane, je risque une belle amende, donc l'intérêt financier est discutable !

 11) Fais-tu quelque chose en dehors de dynamite zine/records? (militantisme, participations diverses, musique, crêpes au sucre...)

Dynamite zine / Records représente déjà une partie importante de mon temps libre, donc le reste, je le passe à vivre, tout simplement, sans autre grande activité, et le plus souvent possible avec ma petite chérie.

 12) "Meyzieu", c’est où ça ? Y’a beaucoup de punks là-bas ? La scène se porte-t-elle bien, la bière est-elle fraîche, les habitants chaleureux ou du genre à appeler les flics à la moindre note trop saturée ?

Alors, Meyzieu est une petite commune de 20 000 habitants, à 20 minutes en voiture du centre de Lyon. Je pense être le seul punk de cette ville, mais je peux me tromper, car j'y passe relativement peu de temps depuis ces dernières années. En comptant bien, on doit par contre pouvoir trouver une dizaine de punks à roulettes, et à peu près autant de hardos, d'ailleurs. Par contre, tu ne manqueras pas de trouver ici bon nombre de jeunes racailles en survet jaune qui roulent en BM… Voilà pour la présentation générale, il n'y a bien sûr pas de concerts par ici. Il y a bien une petite salle de concert / théâtre qui appartient à la mairie, qui ne sert quasiment jamais, et devrait bien pouvoir être utilisée pour des concerts, mais vu que Meyzieu est assez excentré, et que les lyonnais sont rarement enclins à bouger, ça me semble un serieux plan casse-gueule. Tiens, je vais quand même étudier cette possibilité un jour, de toutes façons, l'organisation de concerts est le seul truc que je n'ai pas encore fait, il faudra bien que ça arrive un jour ou l'autre !

 13) Une seule interview par feuille d’info demande une exigence accrue quand à sa qualité... As-tu déjà refusé de passer une interview trop naze, ou en serrant les dents de honte de la passer quand même ? (des noms ! des noms !) A l’inverse te souviens-tu d’interviews dont tu sois particulièrement fier ?

Disons que les activistes, à la différence de beaucoup de groupes, ont souvent des choses intéressantes à dire ! Donc je n'ai jamais eu à refuser d'interviews, ou a regretter mon choix. J'ai eu tout au plus quelques petits regrets concernant un activiste qui se révèle beaucoup plus loquace de vive voix que par écrit, mais ça, ce n'est pas bien grave (désolé, donc, pas de révélations fracassantes !). Le contraire est vrai également, je suis très fier de l'interview de Marc-Worst, car elle abordait de nombreux aspects de la scène, et était particulièrement approfondie. Je ne pense pas que j'aurais pu obtenir un tel résultat en faisant une interview de vive voix. Le seul regret qu'il m'en reste, c'est qu'elle était tellement longue que j'ai du la fractionner en 2 n° !

 14) Si tu devais faire un bilan de ces années de fanzinat, quel serait-il ?

Une chose qui me surprend toujours, c'est l'attentisme de beaucoup de groupes. Je reçois parfois des mails ou courriers de groupes totalement inconnus  qui me demandent si je serais intéressé par une interview de leur groupe pour le zine. Pourquoi devrais-je proposer une interview à un groupe que je ne connais pas ? Certains considèrent sûrement qu'une interview est un droit acquis, et qu'un fanzine est une tribune publicitaire (comme un Rocksound, quoi !). Quoique généralement, il suffit que je leur demande une démo pour ne plus avoir de nouvelles de ces gens-là !

Un autre point que je trouve dommage, c'est le manque de projets d'envergure dans la scène, qui ne peuvent se mettre en place qu'avec la participation d'un nombre suffisant de personnes. Chacun fait son truc dans son coin (moi le premier !), les initiatives reposent sur une ou deux personnes, et il y a ainsi au final assez peu de projets qui arrivent à durer longtemps, et de façon régulière. D'autant plus que c'est grâce à un travail continu et régulier qu'on peut arriver à construire une scène. On parle souvent de la scène allemande en disant que c'est tellement mieux là-bas, mais je pense qu'en France aussi, il y a encore moyen de faire des choses constructives pour la scène punk. Par contre, le point qui m'inquiète le plus, c'est la diminution du nombre de lieux de concerts en France, et les restrictions qui sont mises en place pour décourager les petits établissements de proposer des concerts. Tout le monde chez soi, c'est bien mieux, et si tu sors quand même, souris, tu es filmé !

 15) Compte-tu encore continuer longtemps ? Le label ne risque-t-il pas de prendre le pas sur le zine ?

Je compte bien continuer encore longtemps, en effet. Par contre, je pense que les sorties du zine risquent de devenir un peu plus aléatoires, en fonction notamment de l'activité du label. J'ai toujours autant de plaisir à sortir un nouveau n° de Dynamite, et visiblement, le "public" comme les activistes semblent apprécier ce que je fais, et la façon dont je le fais, donc j'espère que cette alchimie va durer encore longtemps !

 16) Projets particuliers ?

Sortir le Dynamite n°20 pour fin juin / début juillet, faire le repressage du split-EP, et peut-être organiser un ou deux concerts sur Lyon à la rentrée. Sinon, on a toujours en projet avec Philippe-Human Disaster de faire une émission sur Radio Canut mais il faut d'abord qu'on trouve un créneau horaire qui nous convienne à tous les deux.

 17) Quelque chose à rajouter ?

Merci pour l'interview.